TP3- Julie Laliberté et Marie-Pier Gilbert

Depuis que l’homme est sur terre, il a su, petit à petit et parfois très subtilement, infliger des méfaits permanents à ce qui est notre source première de vie. Par l’industrialisation et les avancées technologiques, l’homme se croit maître de cette terre d’accueil. Pendant longtemps, nos actions ont été perçues comme des exploits et louangés par tous, cependant, la nature ne tarda pas à vouloir retrouver son équilibre.
Maintenant nous sommes rendus à un point de non retour, conscients que ces actions sont néfastes pour notre survie future, nous tentons d’amoindrir les dommages causés. Par cette vidéo, nous tenterons de faire un parallèle entre la nature et ce qu’a créé l’homme : les industries, les routes et tout autres dérivés de nos actions. Il est certes utopique de croire que nous pouvons revenir en arrière mais d’en être conscient est déjà un bon pas devant.

Par ce projet video, nous voulons, en quelques sortes, provoquer une prise de conscience. Sans nécessairement percevoir les choses négativement, il est intéressant de se pencher sur ce qui nous entoure au quotidien et qui, la plupart du temps, change sans que nous nous en rendions compte. Il arrive, trop peu souvent, de réellement profiter de ce que la nature nous offre si gratuitement. Nous sommes tous membres actifs de l’industrie de transformation du mode de vie. Peu importe quel plan personnel nous choisirons, nous foulons tous le même sol, donc chacun de nous l’influence à sa manière. C’est la raison pour laquelle nous voulons faire interagir les deux plus grandes réalités qui forgent notre quotidien : le monde urbain et rurale.

La manière dont nous avons procédé pour la capture d’image est toute simple. Nous nous sommes promenées en ville et en campagne, caméra à la main, pour capter des images de chaque environnement. Comme nous vivons en ville toutes les deux mais avons grandi en campagne, près de la nature, il nous était naturel de rechercher des images dans ces deux environnements. Le parallèle que nous vivons est donc transposé dans notre travail. Nous avons recherché des images qui se ressemblaient et avec lesquelles nous pourrions créer des parallèles. L’image du centre (des pas dans la neige et la boue) sera une manière d’imager notre quête d’image et de sens entre ces deux mondes si différents et semblables à la fois, dans lesquelles nous vivons.

C’est donc avec ces images contraires mais semblables que nous travaillerons en les superposant et en les juxtaposant pour démontrer la familiarité qui existe entre elles. Mais aussi, pour créer un questionnement chez le spectateur qui réalisera rapidement que malgré une certaine similarité, le contenu des images ne concorde pas. La trame sonore sera indépendante des images tout en étant en lien avec celle-ci. Nous n’utiliserons pas le son de la camera mais nous utiliserons des sons captés à un autre moment. Pour ce qui est des images, nous voulons aussi jouer sur la perception du temps en utilisant des effets de ralentissement, d’avance ou de recul rapide et de pause. Nous changerons probablement la teinte et les couleurs des images, pour mettre de l’emphase sur notre propos. Par exemple, si nous montrons des images d’une usine, les couleurs risquent fortement de devenir désaturées alors que si nous proposons des images d’un feu, nous allons probablement intensifier les couleurs pour leur donner de la vivacité. Nous ferons également de l’exploration dans les méthodes qui sont à notre portée.