Kassopia Arseneault
Arv-1000 Arts et technologies numériques
Projet final
Pour le projet final, je voulais vraiment explorer la performance vidéo. J’ai eu l’idée d’intervenir physiquement sur la vidéo, ainsi c’est moi qui guide ce que le spectateur va voir. Dans cette forme de pensée, j’ai décidé de créer une mise en abîme.
Je vais créer une bande sonore qui va être mon point de départ. Cette bande sonore va me servir d’inspiration pour peindre une œuvre sur un support qui reste à déterminer. Pendant ce temps, je vais me filmer en action de création. C’est sur cette vidéo que je vais intervenir physiquement en faisant une œuvre peinte inspirée du son initial qui jouera durant la performance. En troisième lieu, la performance sera filmée et projetée instantanément sur un autre support.
Il y aura donc, au moment de la performance, trois plans. Au centre, il y aura l’œuvre peinte initialement. Sur l’un des côtés il y la projection de la vidéo et moi qui intervient sur cette même vidéo et de l’autre côté, il y aura la projection de la performance.
Intervenir physiquement sur une vidéo change les données initiales de cette même vidéo. Cependant, quel est la pertinence de la vidéo, du sujet de la vidéo si c’est l’acte performatif qui est le principal sujet. C’est pour cette raison que j’ai opté pour la mise en abîme comme sujet. L’acte performatif, ici de peindre sur un support, sera le sujet de la vidéo. Une mise en abîme permet de ne pas se leurrer sur la nature de la performance. Dans cette performance, c’est le concept d’agir physiquement sur une vidéo qui est essentiel à mes yeux. Peindre sur une vidéo d’un sujet x pourrait éloigner le spectateur du sens de cette performance. Par exemple, si le sujet de la vidéo est la chasse et que je peins de façon à cacher des parties de la vidéo, certains verraient une critique contre la chasse. Ils croiraient que j’exprime une opinion, ce qui n’est pas le cas.
Puisque l’on doit construire un triptyque vidéo, j’ai décidé de pousser plus loin la mise en abîme en filmant et projetant la performance. Je n’agirais pas physiquement sur cette projection, mais ça ouvre la porte à une suite de cette mise en abîme. Une mise en abîme est infinie. Sans la projection, cela aurait coupé court à la mise en abîme, mais avec la projection on peut s’imaginer une répétition sans fin.
Le défi pour moi dans cette performance est le «timing». Il faut que tout soit bien réglé. Je dois encore penser à quelques détails. Peut-être laisserais-je jouer la vidéo une fois avant de commencer à peindre dessus. Comme ça le spectateur saura exactement sur quoi je peins et comprendra que je répète la scène qu’il vient de voir. De plus, je me demande si je dois projeter en même temps que je peins, ou filmer pendant que je peins et attendre à la fin pour projeter la performance qui vient de se produire.