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Catherine L. Magnan
Arts et technologies numériques

Démarche pour le projet final

Mon cheminement en arts visuels et médiatiques à l’université, m’oblige à élever des réflexions sur le sens des travaux artistiques qui me sont imposés. Cette approche qui devient de plus en plus une habitude, m’assiste dans l’explication de ma démarche pour mes travaux, qui sont généralement des tableaux. Dans le cadre du cours d’Arts et technologies numériques, l’exercice doit être répété cette fois pour des œuvres vidéo. Il devient donc beaucoup plus sophistiqué pour moi d’expliquer un travail dans un médium tout à fait différent de mon quotidien. La vidéo me semble si immatérielle contrairement à ce que je fais normalement, que je n’ai aucune idée du potentiel de mes résultats. Pour le projet final du cours, quelques idées volatiles m’ont frôlées l’esprit, sans s’être nécessairement développées en profondeur. Je dégagerai donc le plus en détail possible chacune de ces possibilités.

Ma première idée concerne le domaine de la danse qui m’a toujours fascinée par ses mouvements dans les airs qui peuvent parfois sembler impossible à produire. Mon idée se résume donc à appliquer cette expression du corps dans ma technique vidéo, afin d’en ressortir les éléments de rythme. J’utiliserai pour ce montage vidéo une personne sachant un minimum de techniques de danse, peu importe le style, et je la ferai performer devant un fond blanc. Dans ce dessein où l’esthétisme prend toute la place, j’emploierai des effets de montage dans le but d’accentuer la gestuelle du danseur ou de la danseuse, et lui procurer une dimension presque fantastique, comme il ou elle créait une danse irréalisable dans notre réalité. La thématique du projet se concentre pas mal sur ce que l’imaginaire peut avoir comme effet sur notre personne. Afin mettre en valeur cette notion, des éléments de déguisements apparaitrons au fur et à mesure sur le personnage durant sa performance. Évidemment, le manque de danseur dans mon entourage vient influencer fortement la possibilité de mettre en œuvre ce concept.
Subséquemment, j’ai considérée une idée qui est opposée à la précédente concernant le mouvement, c’est-à-dire, un concept sur l’immobilité. Afin de concrétiser cette idée, je me filmerai moi-même, toujours à la même distance de la caméra fixée sur un trépied. Tourné à chaque fois dans des lieux différents où il y a des gens ou des voitures qui passent, je resterai fixe, sans faire un seul mouvement. Au moment du montage, les séquences seront accélérées d’accentuer l’immobilité de mon pseudo-personnage. Dans le cadre du projet final, un milieu différent apparaitrait sur chacun des trois écrans. Cependant, si je réussi à me trouver quelqu’un qui danse, je trouverais intéressant de mélanger l’idée du danseur en mouvement en opposition avec le personnage immobile.
Mon dernier concept auquel je me suis accroché se définit en une simple exploration de la fumée émanant d’une chandelle fraichement éteinte ou bien d’une cigarette. Bien que mon idée soit un peu confuse, l’esthétisme de ce phénomène m’attire considérablement par ses sinueux trajets dans l’espace. Dans cet ordre d’idées, j’ai pensée produire des retours en arrière répétés d’une séquence précise, et insérer peut-être aussi des effets de symétrie.